OPTION FACULTATIVE DE MUSIQUE AU BAC

Présentation
MUSIQUE AU CYCLE TERMINAL, ENSEIGNEMENT FACULTATIF TOUTES SÉRIES
Enjeux et objectifs
L’enseignement facultatif de la musique au cycle terminal s’adresse à tous les élèves qui, quels que soient leurs parcours de formation durant les deux dernières années du lycée, désirent les enrichir d’une dimension artistique fondée sur la pratique et de la connaissance de la musique. Il accueille les élèves qui souhaitent poursuivre et approfondir l’éducation musicale reçue au collège, certains d’entre eux ayant, en classe de seconde, suivi un enseignement facultatif de musique ou découvert de nouveaux horizons de formation grâce à l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques – Arts du son ». La diversité de ces parcours antérieurs nourrit l’enseignement facultatif au cycle terminal qui, proposant sans cesse de pratiquer la musique, ses matériaux, ses techniques et ses langages, fédère les motivations des élèves afin de développer les grandes compétences qui font la culture musicale et l’expérience de la musique.
Les lycéens qui choisissent cet enseignement portent un intérêt particulier à la musique. La diversité des relations qu’ils entretiennent avec elle est à la mesure de la place qu’occupent aujourd’hui le sonore et la musique dans l’organisation sociale comme au sein du quotidien de chaque individu. Si tous écoutent de la musique, c’est avec une oreille dont l’acuité, l’expérience et les références artistiques gagnent toujours à être enrichies. Il en va de même pour ceux qui, parmi eux, jouent d’un instrument. Certains ont des parcours balisés par le suivi d’un cursus en enseignement spécialisé (parfois en CHAM), d’autres développent en autodidactes une pratique où l’oralité et la reproduction d’un modèle restent les guides les plus sûrs. Jouant souvent en groupe ou en ensemble (choeur, rock, jazz, musique de chambre, orchestre, etc.), tous manifestent ainsi cette envie d’une démarche collective, certains d’entre eux rêvant d’un avenir professionnel plus ou moins réalisable.
D’autres lycéens – même si ce sont parfois les mêmes – découvrent le son et la composition dans la confidentialité de la relation qu’ils entretiennent avec leur ordinateur. Celui-ci propose en effet, outre un accès facilité à toutes les musiques imaginables d’aujourd’hui et d’hier, des outils souvent gratuits permettant de découvrir la musique et ses matériaux par la création et la composition, et ceci avant toute maîtrise d’une théorie de la musique ou d’une technique instrumentale. Ainsi s’est développée une sorte de nouvel instrument indéfiniment mouvant et évolutif, le « home-studio », devenu peu à peu un des marqueurs des esthétiques contemporaines comme des nouvelles pratiques qui en accompagnent l’émergence. L’internet aidant, des communautés de genre appuyées sur ces nouveaux outils et échappant à toute logique institutionnelle ou géographique se sont développées.
Cette logique de la chambre, renforcée par l’évolution des modèles de diffusion de la musique enregistrée, semble parfois contredite par le développement du spectacle vivant musical, qui est aussi un lieu de partage collectif où le plaisir et la pratique de la musique reposent sur quelque chose d’éminemment humain.
Si la musique n’a pas attendu la période actuelle pour entretenir d’étroites relations avec le texte ou le récit (de l’opéra à la chanson, du choral à l’oratorio), l’importance prise aujourd’hui par la communication visuelle lui a ouvert de nouveaux espaces. Cinéma, danse, mais aussi théâtre ou installations plastiques et multimédia en témoignent volontiers. Au-delà de ces visées artistiques, la musique développe des liens étroits avec toutes les techniques qui visent à communiquer un message, notamment commercial ou signant l’identité d’un lieu, d’une marque, d’une radio, etc. Enfin, le son lui-même est devenu un objet d’étude à part entière (acoustique, compression, diffusion, synthèse, physiologie de l’audition et prévention des risques, etc.) interrogeant la pluralité des savoirs scientifiques. Ces relations diverses, reposant chacune sur une dialectique entre différents langages, fournissent des points d’entrée en musique que l’enseignement au lycée ne peut ignorer. Car, si leurs connaissances éclairent ce qu’est la musique aujourd’hui, elles permettent aussi à nombre d’élèves de construire une relation à la musique, précise, cultivée et investie, bien en marge des chemins convenus.
L’enseignement facultatif de la musique se construit à partir de ces réalités qui nourrissent les pratiques musicales et artistiques des élèves tout en spécifiant l’environnement culturel dans lequel ils progressent. Il s’enracine dans ce désir qu’ont les élèves d’une relation concrète au son et à la musique pour développer des perspectives complémentaires tournées vers les techniques, les langages et l’histoire de la musique et des arts.
Traduite en termes d’objectifs, cette formation se construit selon les axes suivants :
- Situer sa pratique du son et de la musique en référence à toutes les autres et au coeur d’un contexte social, artistique et économique.
- Développer des savoirs, des expériences, des méthodes et des références pour optimiser sa pratique personnelle du son et de la musique ; en développer les dimensions exploratoires et créatives.
- Par la pratique collective associant les élèves, découvrir la diversité des postures et démarches qui animent la vie musicale aujourd’hui.
- Construire une réflexion curieuse et critique sur la musique aujourd’hui (création, esthétiques, pratiques) en pleine connaissance des enjeux qui en soutiennent la vitalité.
- Développer une culture musicale et artistique organisant le temps et l’espace des arts autour de références identifiées (œuvres et esthétiques).
Curiosité, ouverture, expérience, diversité, culture : les ambitions exprimées par ces objectifs tendent à éviter l’enfermement du lycéen dans un répertoire limité et contraint, lequel risquerait de renvoyer rapidement à un critère de distinction sociale. A contrario, l’enseignement facultatif de la musique doit permettre à chaque élève d’élaborer un jugement de goût construit par une analyse comparée et réfléchie du monde sonore pris dans sa globalité. Cet enseignement devient ainsi le lieu d’apprentissage du savoir dialoguer, du savoir vivre ensemble et de la capacité d’évoluer dans sa vie personnelle, sociale et professionnelle.
Afin de favoriser l’accès de tous les lycéens à la culture, l’enseignement musical dispensé au lycée s’enrichit d’une offre complémentaire de pratiques musicales collectives (vocales, instrumentales) proposée cette fois à tous les élèves de l’établissement, axe important de la dimension artistique du projet d’établissement. Une ou plusieurs présentations publiques du travail réalisé, qui peut être un projet commun à plusieurs lycées ou réunir lycéens et collégiens, sont vivement souhaitables.
Enfin, la vie culturelle extérieure au lycée enrichit opportunément l’enseignement musical qui y est dispensé. Le professeur peut organiser des rencontres avec ses acteurs et ses structures culturelles. Il peut inscrire dans son projet pédagogique un ou plusieurs concerts ou spectacles de proximité, dont le contenu vient alors enrichir la mise en œuvre du programme. Une telle démarche contribue à ce que les élèves découvrent leur environnement culturel et apprennent à en tirer parti.
Programme
Compétences de référence pour l’ensemble du cycle terminal
S’appuyant sur une pluralité de pratiques musicales, l’enseignement facultatif de la musique en cycle terminal vise le développement de deux ensembles de compétences. Les unes, relevant de la perception, ouvrent à l’écoute de toutes les musiques, qu’elles soient enregistrées, vivantes, interprétées ou créées par les élèves. Les autres, relevant de la production, construisent et enrichissent des savoir-faire au service d’une diversité de projets musicaux. Dans la plupart des situations pédagogiques, ces deux compétences interagissent en permanence et la mobilisation de l’une alimente toujours le développement de l’autre.
Structurant le programme de l’éducation musicale enseignée au collège, ces deux compétences générales y sont présentées et précisées dans leurs contenus, périmètres et situations susceptibles de les mobiliser pour les approfondir (arrêté du 9 juillet 2008, B.O.EN n° 6 du 28 juillet 2008 – http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/21/4/programme_musique_general_33214.pdf).
Le programme de l’enseignement facultatif en classe de seconde en rappelle les définitions et décline chacune d’entre elles en compétences associées. Ces éléments de référence sont ici de nouveau présentés.
- Produire, c’est pratiquer les langages de la musique afin de développer une expression artistique maîtrisée, individuelle ou collective ; permettant de diversifier les pratiques et les répertoires rencontrés, la voix reste l’instrument le plus immédiat pour atteindre cet objectif. Ses potentialités sont enrichies d’autres ressources instrumentales, qu’il s’agisse de celles apportées par les élèves, parfois instrumentistes, ou des sources sonores disponibles en classe (piano, percussions, etc.) ; enfin, les outils de l’informatique musicale (Ticce-Technologies de l’information, de la communication et de la création pour l’éducation) peuvent encore diversifier cet ensemble.
- Percevoir, c’est développer l’acuité auditive au service d’une connaissance organisée et problématisée des cultures musicales et artistiques dans le temps et l’espace ; œuvres et productions musicales de toutes époques peuvent ainsi être étudiées, d’une part pour apprendre à en percevoir les diverses caractéristiques, d’autre part pour toujours en mesurer les spécificités au regard de l’histoire, de la culture d’origine, de leurs liens avec les contextes artistiques, esthétiques ou sociaux ; apprendre à percevoir, c’est apprendre à interroger les œuvres qui font l’histoire de la musique et des arts – comme leurs réalités contemporaines – au-delà de leurs apparences premières ; c’est enfin s’interroger sur la place qu’occupent le sonore et la musique au quotidien dans les cultures et sociétés d’aujourd’hui.
Ces deux grandes compétences permettent d’une part de définir deux grands ensembles d’objectifs liés à chacune d’entre elles, d’autre part d’identifier des situations concrètes où chacune est mobilisée et développée.
 
Champs de compétence
Compétences appliquées
Produire : réaliser une pratique musicale adaptée à son niveau technique, prenant place dans un collectif, notamment en lien avec une ou plusieurs des problématiques étudiées et les répertoires retenus pour son étude.
- interpréter un répertoire et en comprendre les éléments constitutifs ;
- chanter ou jouer sa partie dans une pratique instrumentale et/ou chorale collective en restant attentif à toutes les autres ;
- manipuler et développer certaines figures de langage préalablement identifiées.
Percevoir : développer sa capacité à recevoir et découvrir des musiques nombreuses et diversifiées ; identifier les éléments et processus mis en œuvre par le langage musical ; savoir conduire le commentaire critique d’une œuvre musicale dans le cadre de la problématique étudiée.
- comparer (ressemblances et différences) à d’autres musiques étudiées ;
- argumenter un point de vue critique appuyé sur les éléments identifiés du langage musical (timbre et espace, temps et rythme, dynamique, successif et simultané, forme, styles (1)) ;
- mobiliser ses connaissances sur l’entrée étudiée, selon les thématiques choisies ;
- solliciter des compétences relevant d’autres domaines de connaissance (champs artistiques, champs scientifiques, sciences humaines, etc.) ;
- mobiliser des références connues puisées dans l’histoire de la musique, des arts et des idées ;
- utiliser les outils numériques d’aide au commentaire, à la documentation et à la création musicale.
(1) On s’appuiera utilement sur les programmes de l’éducation musicale au collège qui présentent un ensemble de référentiels où les connaissances, capacités et attitudes sont organisées selon ces mêmes catégories (arrêté du 9 juillet 2008, B.O.EN n° 6 du 28 juillet 2008 – http://cache.media.education.gouv.fr/file/special_6/21/4/programme_musique_general_33214.pdf
 
Situations d’étude, démarches pédagogiques
Tirer parti des pratiques musicales des élèves et les enrichir
Il est essentiel de prendre en compte la motivation des élèves et leurs pratiques musicales. En tirer parti peut devenir un puissant levier de dynamique pédagogique comme le ferment du développement des compétences visées.
Certains élèves peuvent avoir des pratiques instrumentales, individuelles, en groupe ou en ensemble, ou des pratiques vocales découvertes souvent au collège et poursuivies depuis. Parmi eux, certains ont suivi un parcours de formation dans l’enseignement spécialisé associant technique instrumentale, techniques et théories de la musique, lorsque d’autres ont cheminé en autodidactes, découvrant la pratique instrumentale par les exemples et les méthodes aujourd’hui disponibles en nombre sur internet. D’autres élèves témoignent de pratiques d’écoute intensives développées grâce à l’abondance des musiques en ligne. D’autres encore ont découvert la musique et le son directement par la création en profitant de la puissance et des très nombreuses possibilités de l’informatique musicale. D’autres enfin, sensibles à l’identité des artistes qui incarnent la musique, ont une relation à la musique qui passe par ceux qui l’interprètent, témoignant sur scène de leur travail dans une relation souvent fusionnelle avec leur public.
Si ces quelques exemples ne peuvent épuiser la diversité des relations que les lycéens entretiennent avec la musique, ils en montrent l’hétérogénéité. Celle-ci, mobilisée opportunément en fonction des situations d’étude et des démarches pédagogiques engagées, permet de multiplier les éclairages issus des postures des élèves et d’enrichir la pratique de chacun.
 
Des objets musicaux/objets d’étude diversifiés
La démarche pédagogique part toujours d’une réalité musicale, laquelle dépend de l’objet musical de référence mais également du rapport actif et concret que les élèves entretiennent avec lui. Cette réalité de la musique peut être extrêmement diverse. Il peut s’agir, par exemple :
- d’une œuvre « savante » ou « populaire », du passé ou contemporaine, et des pratiques d’interprétation, d’écoute, d’arrangement, de manipulation qu’en ont les élèves ;
- d’un album discographique, d’un film, d’un site, d’un festival ou encore d’un concert ;
- d’un artiste identifié par l’histoire ou par l’actualité contemporaine, qu’il soit compositeur, créateur, interprète, etc.
Autant de points de départ qui, illustrant toujours l’intérêt de tout ou partie des élèves pour la musique, deviennent les moteurs de la formation dispensée. Dans tous les cas, celle-ci doit multiplier les apports culturels et techniques, les expériences pratiques, les explorations sonores mobilisant les deux compétences de référence (percevoir, produire).
 
Des pratiques musicales ouvertes sur la connaissance de la musique
Quels que soient les objectifs poursuivis par une séquence d’enseignement, les situations pratiques sur lesquelles elle s’appuie justifient l’apport de connaissances nouvelles, que soient abordés de nouveaux questionnements, l’éventuelle réalisation d’une production musicale. Dégageant progressivement de nouvelles perspectives liées aux références techniques et culturelles apportées par le professeur, cette démarche systématique permet de renouveler l’intérêt et d’approfondir la qualité des situations musicales vécues et investies par les élèves, la compréhension de ses exigences, de ses limites comme de ses enjeux.
Dans cette perspective, il est indispensable de multiplier les comparaisons (par l’écoute souvent mais aussi par la pratique vocale ou instrumentale) au-delà des frontières d’un genre, d’une esthétique, d’une culture, d’un espace géographique. Il est tout aussi essentiel de saisir diverses occasions pour mener des expériences sur la musique, qu’il s’agisse d’arranger pour s’adapter aux contraintes des élèves/musiciens, ou encore, plus simplement, d’interpréter, de manipuler – jouer avec – un processus identifié pour l’orienter vers d’autres horizons esthétiques.
Cette démarche générale multipliant les rencontres de la musique et des œuvres contribue à enrichir une culture musicale et artistique embrassant la profondeur de l’histoire et la diversité des cultures du monde. Le professeur veille sans cesse à articuler l’ensemble de ces découvertes (œuvres de référence, techniques caractéristiques) afin de forger les repères indispensables à la construction d’une culture musicale et artistique critique et réfléchie.
Évaluation des acquis des élèves
La mobilisation des compétences de référence et les situations d’étude qui y contribuent permettent à l’élève de développer, d’organiser et d’appliquer de façon progressivement plus autonome un ensemble de connaissances et capacités témoignant d’une formation musicale équilibrée. Chaque séquence identifie clairement les objectifs prioritairement visés (connaissances à acquérir, capacités sollicitées et situations permettant de les mobiliser) de telle sorte que les élèves puissent à chaque étape mesurer le chemin parcouru comme celui restant à parcourir. Cette appropriation par l’élève des objectifs visés devient ainsi la base de l’évaluation par le professeur des acquis de chacun, des progrès effectués et des lacunes auxquelles il reste à remédier.
Contenus
L’enseignement facultatif de la musique en cycle terminal se développe autour de plusieurs champs de questionnement qui se succèdent et se complètent sur les deux années du cycle. Certains s’attachent à la profondeur du temps, aux continuités et ruptures qui marquent l’histoire de la musique et des arts. D’autres s’intéressent aux relations que le son et la musique entretiennent avec le récit, que celui-ci soit porté par un texte mis en musique ou non. D’autres enfin, proposés au choix du professeur en classe terminale, permettent de diversifier les éclairages sur la musique et les œuvres en choisissant des angles particuliers pour en problématiser une juste connaissance. Au terme de chaque année scolaire, le corpus d’œuvres pratiquées et étudiées à ces divers titres constitue un réseau équilibré de références réparties dans l’histoire et la géographie de la musique.
En classe terminale, un programme limitatif, renouvelé pour partie régulièrement et concernant l’ensemble des questions proposées par le programme, est une référence pour l’évaluation des élèves au baccalauréat. Il ne peut toutefois circonscrire à lui seul le périmètre des musiques rencontrées et étudiées durant l’année. Celles-ci sont bien plus nombreuses, certaines étant abordées par la pratique d’interprétation, d’arrangement ou encore de (re)création/manipulation, d’autres l’étant par l’écoute, la sensibilité, le commentaire et l’analyse auditive.
 
Classe de première
Œuvre musicale : continuités et ruptures, héritages et perspectives
Toute création musicale s’enracine dans un ensemble d’influences et peut parfois annoncer de nouveaux horizons. Considérée sous cet angle, elle révèle de multiples filiations, certaines affirmant des constantes (relevant des langages, des techniques, des formes ou encore des visées expressives), d’autres soulignant des originalités annonciatrices de nouveaux espaces techniques et esthétiques.
Partant des œuvres, ce travail et la réflexion qui en découle engagent à multiplier les écoutes permettant de comparer les discours musicaux entre eux et d’apprécier les éléments objectifs qui caractérisent l’évolution d’un genre. Il permet également d’identifier les figures particulières qui assurent la permanence d’un langage et, inversement, celles qui signent une originalité et l’émergence d’un nouvel horizon esthétique. L’élève apprend à situer et comprendre des musiques nouvelles pour lui ; il développe parallèlement une perception cultivée, consciente du temps et de l’espace des arts musicaux, s’appuyant sur des musiques connues pour mieux entendre celles qui lui sont données à découvrir.


Œuvre musicale et récit 
La musique construit le temps. Elle organise un ensemble d’événements selon des relations d’enchaînement, de répétition, d’opposition, de variation, de développement, etc. Cette organisation complexe témoigne d’un langage maîtrisé et utilisé au bénéfice d’un discours dont la première intention est de capter l’attention et de susciter l’émotion de l’auditeur. Il en va de même du récit où cette même logique s’appuie sur des mots chargés de sens et permet de raconter une histoire, sinon une situation ou un événement.
Cette analogie des démarches sur des matériaux par essence différents a de tout temps abouti à des rencontres fructueuses entre narration et musique. Parfois même, la musique s’est affranchie du texte pour affirmer sa vocation narrative.
Cette histoire des relations entre la musique et le récit sera parcourue dans la diversité de ses formes, qu’il sera toujours opportun de comparer les unes aux autres. Certaines, souvent de modestes proportions, témoigneront des relations qu’entretient le seul texte narratif avec la musique (lied, mélodie, chanson). D’autres, d’une plus grande ampleur, montreront comment la mise en scène et ses divers constituants enrichissent la dialectique du texte et de la musique (opéra, comédie musicale, théâtre musical). Il sera alors bienvenu d’enrichir ce travail de la rencontre d’autres formes importantes en ce domaine, qu’il s’agisse d’oratorio ou de cinéma. Enfin, l’étude d’un dernier ensemble autour de la musique à programme visera à compléter ce panorama en montrant comment la musique, en pleine conscience de ses pouvoirs expressifs, revendique parfois les attributs du récit tout en s’affranchissant du texte, qui en est la plupart du temps le support.
Classe terminale
Arrivé à la dernière année de sa formation scolaire, le lycéen doit être invité à approfondir la dimension esthétique et réflexive de ses pratiques musicales. Le programme propose ainsi un ensemble de problématiques qui, au-delà des éclairages qu’elles apportent sur les œuvres étudiées, contribuent à construire une méthodologie cultivée et critique propre à alimenter ensuite une relation autonome à la musique.
Les problématiques proposées ci-dessous sont des entrées d’analyse possibles pour l’ensemble des œuvres qui constituent le répertoire de la classe. Selon les circonstances et l’œuvre abordée, le professeur en choisit une ou deux qui sont approfondies, les autres étant seulement évoquées ou n’étant pas abordées.
Certaines entrées interrogent l’œuvre dans son essence lorsque d’autres engagent à apprécier dans le contexte des pratiques que nous en avons. Certaines interrogent la relation de l’œuvre étudiée à l’histoire de la musique, d’autres s’intéressent au dialogue sans cesse renouvelé qu’entretient la musique avec les autres arts et les langages qui leur sont propres. Ces quatre perspectives, en s’équilibrant et se complétant, gagnent à être régulièrement alternées, la mobilisation de l’une enrichissant toujours le travail des autres.


L’œuvre et son organisation
- L’œuvre et ses composantes : éléments constitutifs et leur organisation, unité et diversité, stratégies pour l’écoute, formes et structures.
- L’œuvre et son codage : libertés et contraintes, traditions/conventions/originalités, représentations visuelles et réalités auditives.
L’œuvre et ses pratiques
- L’œuvre et sa diffusion : éditions, réception par le public (les publics) hier et aujourd’hui, supports de diffusion.
- L’œuvre et ses prolongements : arrangement, transcription, citation.
- L’œuvre et son interprétation : conventions, fidélité, trahison, goût musical, authenticité stylistique.
L’œuvre et l’histoire
- L’œuvre et ses références au passé : citation, emprunt, allusion, pastiche, hommage musical.
- L’œuvre et son contexte : place de l’œuvre dans l’histoire, son environnement artistique, culturel, social et politique.
L’œuvre, la musique et les autres arts
- L’œuvre, ses prétextes, ses références, ses usages : créations musicales d’après un texte, un tableau, un événement ; utilisation d’une œuvre préexistante dans une chorégraphie, un film, etc.
 
Programme de l’épreuveMusique – Option facultative toutes séries
Les œuvres qui suivent sont des références pour l’évaluation des élèves au baccalauréat, mais ne sauraient constituer l’ensemble des œuvres rencontrées et étudiées durant l’année. « Celles-ci sont bien plus nombreuses, certaines étant abordées par la pratique d’interprétation, d’arrangement ou encore de (re)création/manipulation, d’autres l’étant par l’écoute, la sensibilité, le commentaire et l’analyse auditive. » (extrait du programme fixé par l’arrêté du 21 juillet 2010, B.O. spécial n° 9 du 30 septembre 2010)
- Miles Davis, extraits de l’album Tutu, 1986, Warner
.
 Tutu 
. Tomaas 
. Portia
- Arcangelo Corelli, sonate La Follia, op. V n°12
- Thierry Machuel, ensemble d’œuvres
Les extraits imposés par le programme, organisés selon cinq perspectives différentes et complémentaires, témoignent de l’itinéraire d’un compositeur dont le travail ne cesse d’interroger la force expressive de la musique alliée à la poésie, notamment lorsqu’elle est portée par la voix et le chœur. Les extraits choisis sont issus de cinq œuvres de référence que le candidat gagnera à écouter dans leur intégralité afin d’alimenter sa connaissance des extraits du programme (ces œuvres seront réunies sur un même CD édité par « Label inconnu », et disponibles sur des sites légaux de téléchargement et en streaming).
1. La communauté humaine du chœur : Dark like me, extraits
a. Afraid : 0’32
b. Homesick blues : 2’11
2. Le chant choral, expression de la vie réelle : Paroles contre l’oubli, extraits
a. n°6 : 1’45
b. n°10 : 2’28
3. La voix humaine pour dépasser les conflits : Amal waqti, extrait
a. n°5: 2’10
4. La voix comme ouverture au Monde : Kemuri, extrait
a. Parties X à XIV bis : 2’18 
5. De la voix humaine à la voix instrumentale : Leçons de Ténèbres, pour trio à cordes, extraits
a. de la mesure 1 à la mesure 31, soit du début à 2’35
b. de la mesure 120 à la fin, soit les 2 dernières minute
 
Déroulement de l’épreuve.
Épreuve orale de pratique et culture musicales
Durée : 40 minutes
Partie A : 30 minutes maximum
Partie B : le temps restant
Pas de temps de préparation
L’épreuve est organisée en deux parties enchaînées et évaluées par le même jury. La partie A mobilise les compétences perceptives du candidat et sa culture musicale, la partie B lui permet de témoigner de ses pratiques musicales. Les deux parties de l’épreuve peuvent se succéder dans un ordre choisi par le candidat, la durée totale de l’épreuve ne pouvant excéder 40 minutes.
Une fiche de synthèse, remplie par le candidat et dont un modèle est joint en annexe 4, présente au jury les réalisations et études qui constituent le corpus du candidat élaboré tout au long de l’année scolaire. Y figurent notamment les pratiques musicales qui ont été conduites durant l’année scolaire ainsi que les orientations ayant présidé à l’étude des problématiques du programme. Ce document, dont la présentation au jury est obligatoire, n’est pas évalué mais permet au jury d’enrichir le questionnement du candidat durant les deux moments de l’épreuve.
Partie A : écoute comparée
Deux brefs extraits d’œuvres musicales, dont l’un est obligatoirement issu d’une des œuvres du programme limitatif publié au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, sont écoutés successivement (au maximum à trois reprises). Guidé par les questions du jury, le candidat en réalise le commentaire comparé visant à souligner les différences et ressemblances des musiques entendues (caractéristiques, expressions, références, etc.). Certaines questions posées peuvent éventuellement s’appuyer sur un document (bref texte ou bref extrait de partition notamment) communiqué au candidat durant son interrogation et lui permettant d’enrichir sa réponse.
La fiche de synthèse permet d’élargir l’entretien à d’autres œuvres connues du candidat.
Le jury évalue les compétences perceptives du candidat et sa connaissance des problématiques étudiées dans le cadre du programme. Il apprécie également ses capacités à utiliser à bon escient ses connaissances et compétences musicales (vocales et/ou instrumentales) pour resituer les extraits entendus dans l’histoire générale de la musique.
Partie B : interprétation
Après avoir brièvement présenté la nature d’une pièce témoignant des pratiques musicales menées durant l’année scolaire, le candidat en interprète tout ou partie à l’aide de sa voix ou de son instrument, en étant éventuellement accompagné par ses partenaires habituels au lycée (quatre élèves maximum issus du lycée du candidat). Cette interprétation est suivie d’un entretien avec le jury.
L’évaluation porte sur la qualité artistique de l’interprétation (quel que soit le niveau technique auquel se situe le candidat) et sur la capacité du candidat à mettre la pièce choisie en perspective avec les problématiques du programme.
Pour l’ensemble de l’épreuve, un piano est mis à disposition du candidat. Tout autre instrument utilisé doit être apporté par les soins du candidat et sous son entière responsabilité.
Critère d’évaluation et notation
Cette épreuve est notée sur 20 points répartis comme suit :
- partie A notée sur 13 points ;
- partie B notée sur 7 points.
- Candidats individuels et candidats issus des établissements hors contrat d’association avec l’État : Ils présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.
Composition du jury
Chaque commission d’interrogation est composée d’au moins deux professeurs d’éducation musicale ou de musique enseignant en lycée et/ou collège.
 
Chester

ARTS PLASTIQUES AU CYCLE TERMINAL, ENSEIGNEMENT FACULTATIF TOUTES SÉRIES

Présentation 
Bac option Arts Plastiques - Séries S et ES - OBjectif ARTBac option Arts Plastiques – Séries S et ES – OBjectif ART

Ob jectif A rt Option arts plastiques au Bac Général – coeff 2 Le programme : 1. Réalisation : Vous devez réaliser entre 3 et 6 travaux sur le support de votre choix, au format de votre choix à condition de ne pas dépasser le format Raisin, soit 50 x…

via : la.gradiva.over-blog.com

Définition et objectifs
L’enseignement facultatif des arts plastiques en cycle terminal est ouvert à tout élève des séries générales et technologiques quelles que soient les connaissances et les capacités acquises dans ce domaine au cours de sa scolarité. Il est assuré par le professeur de la discipline, qui veillera à procéder à une mise à niveau de ceux qui n’auraient pas pu bénéficier jusque-là d’une formation suffisante.
En cycle terminal, cet enseignement repose essentiellement sur l’exercice d’une pratique artistique. Le professeur d’arts plastiques veille à ce que la pratique ainsi engagée par l’élève l’aide progressivement à comprendre les enjeux artistiques fondamentaux Celle-ci se fonde sur les formes de la création artistique contemporaine et leur mise en relation avec celles léguées par l’histoire de l’art mais aussi avec d’autres champs de connaissances. Il introduit ainsi les connaissances et apporte les outils permettant de comprendre la diversité des formes d’expressions plastiques qui traversent l’histoire jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, l’élève ayant bénéficié d’un enseignement artistique aura acquis des compétences qui lui faciliteront la poursuite d’études en arts ou nécessitant une culture générale solide, ouverte et sensible.
La pratique artistique met une intention à l’épreuve de sa concrétisation. Par l’expérience sensible, la pratique vise à faire expérimenter et comprendre des processus de création et à favoriser la construction d’attitudes artistiques. L’élaboration d’une production plastique conduit nécessairement à la prise en compte de contraintes matérielles qu’il faut apprendre à maîtriser, adapter, contourner ou dépasser. Elle développe l’inventivité et affine les capacités expressives de l’élève. Elle se fonde sur l’exercice d’une pratique critique. Pour en maîtriser tous les aspects, l’élève expérimente ou perfectionne l’usage des outils traditionnels comme de ceux qui se rapportent aux technologies contemporaines. La pratique artistique permet à l’élève de progressivement choisir et développer ses propres moyens d’expression. La diversité des projets suppose des modes d’expression différents : dessin, peinture, volume, installation, infographie, vidéo coexistent.
En arts plastiques, une culture artistique opérante, structurée et transférable se construit dans le cadre de la pratique artistique. En appui sur l’histoire de l’art, elle permet à l’élève d’établir des connexions entre les différentes sources des savoirs et de nourrir l’imaginaire. Elle constitue pour lui un corpus de références pratiques, historiques et théoriques en regard duquel il viendra situer sa propre pratique plastique. Il pourra ainsi instaurer un dialogue informé avec les œuvres d’un passé lointain ou plus récent et celles de son temps. Cette conception dynamique de la culture ouvre l’accès à un degré de complexité plus grand dans les interrelations entre invention, expression et réflexion que mobilise toute démarche artistique de type plastique.
D’un point de vue méthodologique, l’enseignant conçoit des situations ouvertes et variées permettant de transposer dans le domaine scolaire les questions issues du champ artistique. Il conduit l’élève à la découverte des moyens d’expression pour le faire ainsi progressivement passer du tâtonnement à la maîtrise.
L’enseignement facultatif se caractérise par la place importante accordée aux intérêts et au projet de l’élève. Les projets peuvent être individuels ou collectifs et plus ou moins complexes. En fonction des projets, des actions en partenariat peuvent être engagées à l’initiative du professeur.
Programme
Les grands champs de compétences
Les compétences, connaissances et attitudes à faire acquérir et leur évaluation s’inscrivent dans un contexte pédagogique privilégiant une pratique au cours de laquelle s’articulent action et réflexion, intention et attention.
La réflexion qui s’y trouve régulièrement favorisée donne sens à l’exploration des moyens mis en œuvre, à l’acquisition de connaissances, de savoirs et de savoir-faire. Les compétences sont plasticiennes et techniques, théoriques, culturelles et transversales ou générales. Elles sont réparties en catégories par souci de clarté et d’efficacité mais, en réalité, elles sont associées. Chacune de ces compétences est à relier à une situation ponctuelle et délimitée qu’est le cours d’arts plastiques.
Compétences plasticiennes et techniques (être capable d’associer et de maîtriser des moyens plastiques en faveur d’intentions – forme et sens) :
- mobiliser ses connaissances des moyens plastiques et ses capacités expressives et créatives ;
- choisir ses propres moyens d’expression en fonction d’un projet ;
- appréhender pratiquement le rôle joué par les divers constituants plastiques et matériels et savoir les utiliser ;
- maîtriser les techniques ;
- savoir s’adapter à des contraintes matérielles et techniques nouvelles.
Compétences théoriques (être capable d’un recul réflexif quant à sa démarche, quant à la pratique des autres, et d’analyser de même toute œuvre d’art) :
- du fait de la pratique et de la réflexion menée sur les œuvres et leur production, savoir les analyser et en faire apparaître les caractéristiques plastiques sémantiques et artistiques ;
- savoir identifier le parti pris artistique et esthétique d’un artiste.
Compétences culturelles (être capable de situer et comprendre une œuvre quant aux divers enjeux de son époque et de son pays) :
- sur la base d’un vocabulaire descriptif précis et approprié, situer une œuvre dans son cadre historique et en faire apparaître les caractéristiques dont elle témoigne ;
- savoir mesurer l’impact des innovations techniques sur la création plastique.
À ces compétences strictement disciplinaires, il convient d’ajouter nombre de compétences transversales (maîtrise lexicale, maîtrise informatique, etc.) ainsi que celles se rapportant aux attitudes, au processus, et à la méthodologie (planifier son travail, utiliser les supports numériques, faire preuve de créativité, exercer son esprit critique, déduire du sens à partir de documents, s’exprimer d’une façon claire et argumentée, etc.)
Contenus
Le programme est centré sur la question de la représentation, fondamentale au niveau de la classe de première. En classe terminale, il portera sur la question de la présentation.
Les œuvres proposées en référence sont prises tant dans le patrimoine que parmi les œuvres contemporaines, dans la variété des pratiques artistiques actuelles, en relation avec la question de la représentation.
Classe de première 
Le programme se construit autour de la question de la représentation. Toujours abordée en relation avec les productions des élèves, cette question permet d’interroger :
- les procédés de représentation (les outils, les moyens et techniques, les médiums et matériaux utilisés et leurs incidences) ;
- les processus (le cheminement de l’idée à la réalisation, les opérations de mise en œuvre, la prise en compte du temps et du hasard, la production finale) ;
- les codes (modèle, écart, ressemblance).
Classe terminale
Tout en prolongeant le questionnement sur la représentation abordé en classe de première, et ce qui constitue l’œuvre, l’enseignement s’attache à la problématique de la présentation. Dans le cadre d’une pratique réflexive, les élèves sont conduits à découvrir et exploiter les dispositifs et les stratégies conçus par les artistes pour donner à voir et ressentir leurs œuvres et impliquer le spectateur.
L’enseignement prend appui notamment sur les pratiques du XXème siècle, la « présentation » y occupant une place importante au point d’être parfois l’objet principal de certaines démarches de création.
En relation avec cette problématique, un programme limitatif de trois questions renouvelables porte sur la mise en relation de trois œuvres importantes, choisies de manière à favoriser une étude approfondie de différents dispositifs de « présentation » (techniques, plastiques, symboliques et poétiques). Les deux premières œuvres sont inscrites dans la production du XXème siècle, la troisième appartient obligatoirement à une période antérieure.
La problématique de la présentation est à traiter en considérant à la fois les opérations techniques et intellectuelles d’élaboration des œuvres et les modalités de leur réalisation et de leur mise en situation ou de leur mise en scène. Elle permet d’ouvrir la réflexion et d’acquérir des connaissances sur :
- l’aspect matériel de la présentation : le support, la nature, les matériaux et le format des œuvres ;
- tradition, rupture et renouvellements de la présentation : la tradition du cadre et du socle, ses ruptures et renouvellements contemporains ;
- les espaces de présentation de l’œuvre : l’inscription des œuvres dans un espace architectural ou naturel (privé ou public, institutionnel ou non ; pratiques de l’in situ) ;
- le statut de l’œuvre et présentation : le statut de la production ou de l’œuvre, sa reconnaissance artistique et ses éventuelles mises en question (« ready-made » ou création élaborée, caractère pérenne ou éphémère, unité ou éclatement des supports, etc.).
Classes de première et terminale : culture artistique et histoire des arts
Dans l’enseignement des arts plastiques, la culture et la pratique dialoguent étroitement et constamment. Il s’agit d’offrir des sources dans lesquelles puiser et de proposer des champs de connaissances qui vont nourrir l’imaginaire de l’élève. Il s’agit aussi pour lui d’apprendre à découvrir des œuvres du passé, à ressentir des affinités, à emprunter et à revisiter des données formelles, techniques, symboliques et sémantiques.
Repérer les références historiques dans les œuvres ou les récits d’artistes et les étudier est un exercice fécond. Au-delà de l’inspiration produite par les œuvres, l’élève doit être capable de défendre un point de vue critique. De ce fait, il doit aiguiser son sens de l’observation, son désir de connaître et de comprendre ce qui lui est étranger ou inhabituel. Il développera ainsi son esprit d’expérimentation et de découverte. Á cet égard, l’histoire des arts offre des possibilités d’études transversales. Il revient au professeur, dans le déroulement de son enseignement, en fonction des questions abordées dans la pratique, de faire appel à des exemples significatifs et variés, dans un champ historique très large, empruntés à la peinture, à la sculpture, à l’architecture, à la photographie, mais aussi aux productions, notamment contemporaines, qui se sont affranchies de ces classifications.
En cycle terminal, il convient de consolider une méthode d’analyse d’œuvre. L’élève doit apprendre à décrire l’œuvre étudiée avec un vocabulaire approprié et spécifique, Il doit organiser sa réflexion autour d’axes d’études qui sont autant de notions plastiques fondamentales (sujet, couleur, composition, spatialité, etc.). Il doit apprendre à questionner le traitement de ces notions pour en faire apparaître le sens. Il doit enfin pouvoir progressivement situer cette œuvre dans l’espace et le temps, pour la mettre en relation avec d’autres œuvres ou mouvements qu’il connaît.
Évaluation des acquis des élèves
L’évaluation est un acte intrinsèque à l’action et au dispositif pédagogique. Selon des objectifs d’apprentissages précis, et à partir d’informations qualitatives et/ou quantitatives, elle s’attache à attester des acquis des élèves. La démarche d’évaluation est constante. La méthode et la référence à des critères compris et intégrés par les élèves doivent être clairement définies, toujours en adéquation avec les compétences visées par les programmes.
Il s’agit de mesurer l’étendue des connaissances, de vérifier les acquis et de permettre à l’élève de se situer dans son itinéraire. L’évaluation porte donc également sur la démarche suivie, les étapes franchies, le résultat obtenu, les savoirs acquis. Dans ce cadre, il importe d’être attentif à estimer les progrès et à repérer les obstacles, à apprécier les engagements dans la résolution des problèmes et à accorder une importance au processus de l’apprentissage.
La prise de parole de l’élève fait l’objet d’une attention particulière. Conduite par le professeur, à partir des productions individuelles ou collectives, elle permet à l’élève de prendre conscience de la singularité de sa démarche et des divers enjeux de sa réalisation.
 
Programme Arts plastiques – Option facultative toutes séries
- Le vitrail : La parabole du bon Samaritain, vitrail du XIIIème siècle, cathédrale Saint-Étienne de Bourges.
- Joan Fontcuberta, série Fauna (Faune).
Photographe contemporain catalan mais aussi diplômé en sciences de l’information, Joan Fontcuberta fait œuvre d’analyste exigeant de la transmission de l’information et questionne pour cela toutes les formes de prétendues vérités. Sa démarche est simulatrice et s’appuie sur les possibilités offertes par l’image photographique et ses capacités de manipulation. La série « Faune », créée entre 1985 et 1989, est un mélange de photographies, textes, cartographies, schémas, vitrines et vidéos dont l’installation simule avec force détails les découvertes faites par un soi-disant professeur Ameisenhaufen, zoologiste de son état. Par l’insolite et le vraisemblable, Joan Fontcuberta gagne la confiance du spectateur…
- Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen, La bicyclette ensevelie, Parc de la Villette, Paris, 1990.
En prenant ainsi pour modèles des objets de la grande consommation, ces deux artistes inscrivent cette œuvre parmi celles qui caractérisent pleinement le Pop Art.  Au-delà de la monumentalité de l’échelle de représentation proposée, cette sculpture a pour particularité de ne pas présenter la vision globale de l’objet, mais de fractionner celle-ci en un jeu de cache-cache qui contraint le spectateur à une reconstruction mentale de l’image. Cette œuvre permet donc d’enrichir la question de la représentation de la banalité dans un dispositif de présentation singulier.
 
Déroulement de l’épreuve 
Épreuve orale
Durée : 30 minutes maximum, sans temps de préparation
Première partie : 20 minutes maximum
Seconde partie : le temps restant
Objectifs de l’épreuve
L’épreuve a pour objectif d’évaluer les compétences plasticiennes et techniques, théoriques et culturelles des candidats. Il s’agit de mesurer l’étendue des connaissances, de vérifier les acquis et d’apprécier la singularité de démarches inscrites dans un itinéraire artistique. Les compétences d’expression et d’argumentation font l’objet d’une attention particulière.
Modalités de l’épreuve
L’évaluation se déroule sous la forme d’un entretien en deux temps s’appuyant sur un dossier de travaux réalisés par le candidat, puis sur sa culture artistique acquise dans le domaine des arts plastiques.
- Première partie : entretien sur dossier 
La première partie de l’entretien prend la forme d’un dialogue avec les membres du jury. Ce dialogue s’appuie exclusivement sur le dossier présenté par le candidat. Ce dossier est composé de travaux choisis par le candidat, réalisés dans le cadre de l’enseignement d’arts plastiques de l’année de terminale et en référence à son programme. Ils permettent au candidat de témoigner au mieux des projets, des démarches et des aboutissements qui ont jalonné son année de formation. Ces travaux font l’objet d’une évaluation.
- Seconde partie : entretien sur les connaissances et la culture artistique du candidat
Le jury interroge le candidat à partir d’un ou de plusieurs documents iconographiques, en relation avec le programme de terminale publié au Bulletin officiel du ministère de l’éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative. Il évalue les connaissances que celui-ci a acquises sur les contenus du programme (la question de la présentation et les trois questions limitatives). Il prend également la mesure des capacités du candidat à mobiliser des références utiles à situer les ancrages de sa pratique plastique.
- Le dossier est introduit par la fiche pédagogique, dont un modèle est placé en annexe 1 de la présente note de service. Il comprend également une liste de travaux.
- La fiche pédagogique précise que les travaux sont liés à l’enseignement facultatif en terminale. Elle est établie par le professeur et signée par le chef d’établissement. Elle comprend la liste des travaux contenus dans le dossier. Elle fait également apparaître la démarche ayant présidé à la mise en œuvre du programme, ainsi que les lieux culturels visités. Des indications concernant plus spécifiquement le travail du candidat et susceptibles d’éclairer le jury peuvent y être consignées.
- Les travaux sont choisis à l’initiative du candidat qui en juge l’intérêt et le bien-fondé. Ils témoignent de l’usage de médiums et techniques variés. Leur nombre est au minimum de trois et au maximum de six.
Au moins deux d’entre eux sont obligatoirement bidimensionnels et sur support physique. L’ensemble des travaux sont réunis dans un carton à dessin n’excédant pas le format raisin (50 x 65 cm) et 5 cm d’épaisseur. Les éléments (croquis et autres recherches) en relation avec les travaux du candidat peuvent être présentés sur des formats bidimensionnels. Tous les travaux en volume, bidimensionnels de très grand format ou ceux impliquant la durée ou le mouvement, sont restitués et visualisés par les moyens de la photographie, de la vidéo ou de l’infographie. Ils sont réunis dans un dossier numérique.
Les productions spécifiquement informatiques sont également incluses dans ce même dossier numérique.
Le visionnement du dossier n’excède pas cinq minutes. Le candidat est responsable du bon fonctionnement du matériel informatique requis. Des restitutions papier sont à prévoir par le candidat et seront présentées en cas d’une éventuelle panne technique du dispositif numérique.
Chaque élément du dossier est authentifié par le professeur et visé par le chef de l’établissement d’origine du candidat. Les productions numériques sont certifiées par une extraction de quelques éléments caractéristiques de type photogramme sur support papier.
Critères d’évaluation et notation
Cette épreuve orale est notée sur 20 points répartis comme suit :
- la première partie, entretien sur dossier, est notée sur 16 points à raison de 12 points pour les travaux et de 4 points pour l’entretien ;
- la seconde partie, entretien sur les connaissances et la culture artistique du candidat, est notée sur 4 points.
Il s’agit d’évaluer les capacités du candidat à :
- maîtriser la mise en forme visuelle et plastique ainsi que les techniques de réalisation ;
- expliciter et justifier des choix artistiques ;
- affirmer un parti pris singulier et des qualités d’invention.
Les candidats individuels ou issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État
Ils présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Dans ce cas, la fiche pédagogique peut être remplie directement par le candidat.
Composition du jury
Chaque commission d’interrogation est composée de deux professeurs d’arts plastiques dont un au moins assure tout ou partie de son service en lycée.
 
Merci beaucoup à Peter Pan/Marion de me passer toutes les infos relatives aux options Artsitiques !

 
Chester
Publié dans : Les Arts-Plastiques, tâche facile? | le 5 novembre, 2014 |Pas de Commentaires »
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